Journée du 31 mars : manifestation dès 14h30 départ Porte de Paris à Lille !

Journée du 31 mars : Déclaration commune des Organisations Syndicales du Nord – Pas de Calais CGT, FO, FSU, union syndicale Solidaires, UNEF.

Le projet de loi visant à réformer le droit du travail constitue une régression sociale que nous n’acceptons pas.

Les principes qui fondent les garanties collectives sont remis en cause, les licenciements facilités et les indemnités prud’homales plafonnées. Ce projet de loi prévoit des procédures de décisions dans les entreprises et établissements qui placent les salarié(e)s sous la menace et le chantage à l’emploi. Il vise à remettre en cause l’égalité de droit et de traitement en abandonnant le niveau national de négociation et en contournant les syndicats. Il mettrait en place d’autres dispositions porteuses de régressions: temps de travail, apprentissage, formation professionnelle….

Le chômage atteint un niveau record, la pauvreté explose et, pour la première fois depuis l’après guerre, l’espérance de vie recule. Précariser le salariat, faciliter les licenciements ne créent pas d’emploi comme le démontrent les politiques menées depuis plusieurs décennies. N’acceptant pas que la société promise aux jeunes soit celle de la précarité, nos organisations portent d’autres exigences en termes d’emploi, de temps de travail de formation, de protection sociale et de
conditions de travail.

Aujourd’hui, le mécontentement est réel et s’intensifie. Il se matérialise par des luttes dans les entreprises, le secteur public et les lieux d’études Il revêt aussi un caractère intergénérationnel avec la mobilisation des jeunes et celle des retraité(e)s. Le mouvement social s’étend. Une imposante majorité considère que le projet de réforme du code du travail est une menace pour les salarié(e)s et ne créera pas d’emplois. Nous le pensons aussi !

Les fonctionnaires sont aussi concernés !

Si ce projet vise d’abord à modifier le code du travail, les agent-es de la Fonction publique sont concernée-s, par solidarité bien sûr mais aussi par les régressions qui pourraient être transposées dans le secteur public (dialogue social, rapport national/local, temps de travail…).
La loi de juillet 2010 sur le « dialogue social » dans la Fonction publique prévoit que les accords «locaux» visent à transposer les accords validés au niveau national et ne peuvent qu’en améliorer les dispositions. Faire primer les accords locaux dans la Fonction publique conduirait à fragiliser encore un peu plus l’égalité de traitement des citoyens dans l’accès au service public ou celle des agent-es entre eux.
Par ailleurs, nombre de règles inscrites dans le statut sont la transposition de dispositions du code du travail, auquel nous avons parfois recours en matière de temps de pause ou de repos par exemple.

Les premières réactions syndicales et citoyennes ont contraint le gouvernement à un premier recul. Mais ni le changement de date, ni le changement de titre ne rendent ce projet acceptable. Le 31 mars, les salarié(e)s, les privé (e)s d’emplois, les jeunes, les retraité (e)s ont toutes les raisons de se mobiliser ensemble, par toutes les formes, y compris par la grève et les manifestations sur tout le territoire, pour obtenir le retrait du projet de loi de réforme du code du travail, et pour l’obtention de nouveaux droits, synonymes de progrès social, pour gagner aussi une autre répartition des richesses dans une société solidaire.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, union syndicale Solidaires, UNEF réunies ce jour, invitent l’ensemble des salarié(e)s, les privé(e)s d’emplois, les jeunes, les retraité(e)s à participer à la manifestation régionale :

Jeudi 31 mars 2016 à 14H30 Porte de Paris à Lille

pascale vernierJournée du 31 mars : manifestation dès 14h30 départ Porte de Paris à Lille !